Personnages : Lui, sans moi.
Monologue de moi (à moi même) : "On a toujours tendance à théâtraliser tout ce qui nous arrive. Alors autant tout compter, et tout conter, ici. Car écrire est une bonne thérapie. Cette goute, je me souviens exactement de la soirée lors de laquelle je l'ai prise en photo. Une rose, une bite, une plaque d'égout, un sens interdit, un 3, une église, une fontaine, des caméras, nous, lui, nous... "Je ne manque pas de bonnes raisons pour t'aimer, je ne vois pas pour quelle raison te les donner...". Pour la simple et bonne raison que le temps en a eu raison... de notre passion, ma jalousie aidant, surtout. Déjà qu'à la base, je n'aime pas avoir tort, alors imaginez cet élèment insondable, indomptable, suffit qu'il claque des doigts pour que tu m'oublie... Me faudrait des claques à moi, pour que j'en ai envie... J'aurai du mal à oublier ces 8 mois, car j'ai eu le plaisir d'observer la terre tourner inlassablement, du haut de mon nuage... Sauf qu'un nuage, c'est du vide, et quand on tombe, on a mal. Rien ne vaut un bon matelas, pour consommer ces proies, consolatrices de cette douleur, qui laissera des cicatrices. On va dire que je ne vais pas m'étendre sur le sujet, que le deuil est fait, et que j'aimerai simplement qu'il me dise qu'il est heureux, qu'il se rende compte que j'ai changé, que je suis redevenu celui qui l'avait fait craquer. Autrement, je ne pense pas avoir été amoureux de quelqu'un d'autre. Bien sûr, avant, je disais "je t'aime" à tout va, sauf que ces putains de 3 mots ont prit une toute autre dimension depuis lui. Alors la goutte qui fait déborder le vase la voici, celle du sourire suivi des larmes procurés par cette photo, qui m'a rappellé bien de bons souvenirs, comme j'en garderai toujours...
(silence)
Et après ?
(silence)
Après on rêve d'avant..."